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La Lanterne fête ses trois lustres

Déc 3, 2018 | Actualités, Aumôneries, Projets diaconaux

L’Aumônerie de rue de Neuchâtel, la Lanterne, célèbre ses 15 ans d’existence. Pour marquer le coup, elle invite le public à venir découvrir ses locaux, du 26 novembre au 3 décembre.

« L’aumônerie de rue a réellement comblé un manque », affirme Jean-Claude Zumwald, président de l’association DORCAS – en référence à la figure féminine biblique aidant les pauvres – qui gère cette structure œcuménique au centre de Neuchâtel. Créée en 2003 sous l’impulsion de Josef Egli, dit Frère Léo, un aumônier catholique né dans le canton de Lucerne en 1931, la Lanterne fête ses quinze ans d’existence. Pour l’occasion, elle propose au public de venir découvrir les lieux du 26 novembre au 3 décembre autour de petits-déjeuners et autres collations durant la journée.

Ouverte trois fois par semaine, la Lanterne accueille tout un chacun grâce au travail d’un aumônier, d’un animateur et d’une quinzaine de bénévoles. Des petits-déjeuners et autres encas sont proposés aux utilisateurs. « J’accompagne et suis à l’écoute des usagers du lieu. Nous accueillons chaque personne avec une ouverture totale », explique Sébastien Berney, aumônier à 50%. Une trentaine de personnes passe la porte chaque semaine. « Notre public est extrêmement varié. Il y a des toxicomanes, des personnes souffrant de troubles psychologiques, d’autres de solitude, certaines sont à l’AI », précise l’aumônier.

Un public en mutation

« Notre défi actuel consiste à développer une forme de sensibilité pour déceler les nouveaux besoins des utilisateurs à laquelle la société répond mal. Il peut s’agir de solitude et pas forcément de besoins matériels », ajoute Jean-Claude Zumwald. Sébastien Berney note que les usagers ont changé. Dans les années 2000, les aumôneries de rue accueillaient majoritairement des toxicomanes. Aujourd’hui, les usagers sont vraiment très diversifiés. »

Financièrement, les trois Églises reconnues du canton (protestante, catholique romaine et catholique chrétienne) paient le salaire de l’aumônier. Tous les autres frais sont couverts par des donateurs. En 2017, dix ans après la mort de Frère Léo, une plaque commémorative en hommage à son travail et son engagement a été posée à la rue Fleury, à quelques pas de l’entrée de la Lanterne.

Source : ProtestInfo, Laurence Villoz