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Le corps comme don

Sep 17, 2018 | Actualités, Santé, accès aux soins

Vivre avec l’organe d’un autre permet souvent de prolonger, voire sauver la vie en cas de grave maladie. Même si la prise de médicaments diminuant les risques de rejet de l’organe greffé demande une vigilance accrue face aux infections et augmente dans certains cas les risques de cancer, la médecine de transplantation sauve des vies et permet aux malades de vivre (presque) normalement, avec une qualité de vie retrouvée.

Mais la médecine de transplantation est confrontée, en Suisse particulièrement, à une pénurie d’organes, en particulier pace que le nombre de patients en attente d’organe augmente alors que le nombre de donneurs reste plus ou moins constant. En mars 2013, le Conseil fédéral a donc lancé un plan d’action « Plus d’organes pour des transplantations » et entend élever d’environ 30% le taux de donneurs décédés (de personnes sur lesquelles prélever des organes après décès).

La stratégie consiste notamment à passer du modèle de consentement actuel au modèle de l’opposition : la personne ne doit plus attester de sa volonté à être donneuse d’organe mais de son opposition. La formule « qui ne dit mot consent » s’appliquerait donc à toutes celles et tous ceux qui ne se seraient pas prononcés sur la question de leur vivant.

La Fédération des Églises protestantes de Suisse publie une réflexion sur l’encadrement légal du don d’organes dans le format « 10 questions – 10 réponses ».